بروفسور جاسم عجاقة
باحث في الفيزياء النووية والإقتصاد

Multilinguisme et enjeux socio-économiques au Liban

Recherche publiée dans le livre du Centre International des Sciences de l’Homme (CISH) – ISBN: 978-9953-9028-8-3.

Introduction et Problématique

Le multilinguisme prend de plus en plus d’importance dans la recherche historique et ceci sous l’effet de deux facteurs : la mondialisation et la sauvegarde des langues régionales que Hoffmann a qualifiées d’internationalisation et de régionalisation. Si le dictionnaire Larousse définit le multilinguisme comme étant la situation d’une personne multilingue, c’est-à-dire une personne qui parle plusieurs langues avec une certaine aisance, il donne le mot plurilinguisme comme étant un synonyme du mot multilinguisme. Ceci est réfuté par un certain nombre de chercheurs qui donnent au mot plurilinguisme la capacité d’un individu à parler plusieurs langues alors que le multilinguisme désigne le caractère multilingue d’une société.

Selon Lüdi, le multilinguisme ne concerne pas les compétences linguistiques seulement, elle implique la personne dans deux ou plusieurs cultures. Les sociolinguistes parlent de trois niveaux de multilinguisme : niveau individuel, niveau sociétal et niveau interaction.

La recherche en multilinguisme a été largement historique mais aussi sur l’aspect développement personnel (que ça soit linguistique ou neuronal) et sociétal. La recherche en multilinguisme est caractérisée par un focus sur l’aspect sociétal mais aussi individuel. Dans l’aspect social, la recherche a porté sur la translation, le comportement des groupes sociaux dans la gestion du multilinguisme aux niveaux culturel, social, économique et politique ainsi que sur l’effet des mesures de la politique éducative sur les fonctions du langage.

Au niveau individuel, les recherches ont porté principalement sur les capacités personnelles de la personne multilingue. Alors que des chercheurs affirmaient que l’apprentissage de deux langues divisait par deux la croissance de ses capacités intellectuelles et spirituelles, aujourd’hui, un tel discours semble absurde, et des recherches en neuro ont été conduites pour comprendre l’impact du multilinguisme sur les capacités des enfants.

Le multilinguisme impose une interaction sociale à plusieurs niveaux aussi bien linguistique que culturel, religieux, politique, médical, ou économique .

Cette interaction peut être extrêmement fructueuse pour l’humanité grâce à la synergie qui s’en dégage tant sur le plan scientifique que culturel. Mais elle peut donner aussi une mauvaise pratique des avoirs reçus. Justement, il semble qu’il y ait un intérêt particulier de cette interaction et ceci sous l’effet de deux facteurs : la mondialisation et la sauvegarde des langues régionales. Cette interaction impose une approche transversale pour pouvoir étudier le sujet contrairement à ce qui a été suivi pendant longtemps par les chercheurs à savoir, une approche monolithique.

• Le Multilinguisme au Liban

Au Liban le multilinguisme profite positivement à la société libanaise tant sur le plan social que culture l’éducatif ou économique. Mais la médaille a son revers, l’application dans le cas politique donne un résultat qui se finit par des conflits politiques qui montrent que les Libanais semblent être plus à l’aise dans l’interaction multilinguisme-externe que dans l’interaction multilinguisme-interne.

Le dialecte libanais : une combinaison de plusieurs langues

Dès la naissance, l’enfant libanais est exposé à sa langue maternelle : le libanais. Cette langue parlée, mais non écrite, est un dialecte issu de cinq langues principales : l’arabe à 95% à peu près, le français, l’anglais, le turc et le syriaque. En fait, jusqu’à maintenant, il n’existe pas de statistiques exactes quant au nombre de mots n’appartenant pas à la langue arabe dans le dialecte libanais. Mais il est presque sûr que cette proportion n’excède pas les 3% dans la campagne libanaise et 5% sur la côte libanaise.

En fait, les dialectes parlés dans les pays proches sont ceux qui contiennent le plus de mots arabes. Bien sûr de par sa position géographique et la petitesse de son territoire, le Liban a été pendant longtemps sujet à des occupations étrangères qui avaient imposé leur propre langue à l’exception de la Turquie qui a gouverné le Liban pendant 500 ans mais sans pouvoir imposer la langue turque au Liban. Ceci peut être expliqué en grande partie par le sentiment de haine que les Libanais du mont Liban avaient pour l’empire ottoman et par le courant du nationalisme arabe introduit par les chrétiens du Bilād al Šām en réponse aux manoeuvres ottomanes. Ces dernières visaient la division des Arabes en jouant sur le côté confessionnel pour attirer l’obéissance arabe. Alors le courant du nationalisme arabe (initié par les chrétiens arabes) utilisait l’argument principal qui consiste à affirmer que les chrétiens et les musulmans du monde arabe se partageaient la même langue et la même culture. Ceci dit, la langue turque a laissé ses traces dans la culture libanaise (par exemple le mot سيدنا – Maître – reflète la supériorité d’une classe sociale sur une autre).

Aussi beaucoup de mots gardent leur présence dans la langue parlée comme par exemple : بقشيش (baqšīš), شاي (šay’), بيك (bayk), باشا (bāšā)… La présence de ses mots est justifiée avant tout par la présence en Turquie à cette époque de phénomènes ou de situations sociales qui n’existaient pas au Liban. Le syriaque par exemple a influencé la langue parlée surtout au nord du Liban. En effet, la lettre A en syriaque se prononce O et grâce à l’influence du couvent syriaque d’al-Ruhā (الرها) (voir Fig. 1) et de sa notoriété linguistique et culturelle, les Libanais du nord continuent d’utiliser à nos jours, le O au début des mots (par exemple « ḫulī » c’est-à-dire « mon oncle » au lieu « ḫālī » dans le reste du pays.

Aussi faut-il signaler la présence dans la langue libanaise de plusieurs mots français et anglais qui sont transcrit phonétiquement en arabe comme le mot « ṭạsẗ » qui signifie une « tasse » ou « rạbsẖ » qui signifie « déchets ». Fig. 1: Influence de la langue syriaque sur la langue parlée au Liban.

Phénomène d’importation de mots étrangers dans la langue parlée

Mais ce qui est important comme phénomène aujourd’hui, c’est le phénomène d’importation de mots français et anglais dans la langue parlée des jeunes. La fameuse phrase qui illustre ce phénomène est la suivante : « Hi, Kifāk, Ça va ? » qui se traduit par « bonjour, comment vas-tu ? Ça va ? ». Cette phrase montre la combinaison de quatre phénomènes :

1. Le phénomène de simplification qui fait que les jeunes utilisent les mots simplifiés pour réduire le temps et ceci par le biais de trois mécanismes : le premier consiste à remplacer l’expression ou le mot par son équivalent dans une langue étrangère par exemple : « ṣbaḥ ạl-ḫayr » est remplacé par « Bonjour ».

Et le deuxième consiste à réduire le mot en arabe directement par une simplification du mot. Par exemple : « ana ǧuʿān» est remplacée par «ǧuʿān». Le troisième implique le remplacement d’un mot par un synonyme plus simple à prononcer et plus court.

2. Le deuxième phénomène est un phénomène purement linguistique qui consiste à fuir les consonnes lourdes en arabe comme le ذ, ق, غ, ض … qui sont assez durs à prononcer par des consonnes plus simples comme par exemple le mot «qud̃ām» qui est prononcé «ạ̹d̃ām».

3. Le troisième est un phénomène d’images sociales qui a une base psychologique dans le sens où la personne pense améliorer son image auprès de ses pairs en parlant une langue étrangère ou même en injectant des mots de cette langue dans ses paroles. Ceci est dû probablement au slogan français : « C’est chic de parler français » qui a été utilisé par les autorités françaises sur les territoires alsacien et breton à la fin de la deuxième guerre mondiale.

4. Le quatrième phénomène est lié à une touche libanaise dans la langue parlée, des expressions qui ne sont guerres traduisibles dans une autre langue et personne n’est à même de comprendre le sens sauf si elle est libanaise : Ceci ressemble un peu aux expressions françaises qui ne sont guerres traduisibles facilement dans d’autres langues comme : ras-le-bol, esprit d’escalier, appel du vide, douleur exquise, chanter en yaourt…

• Dynamique géographique des langues au Liban

Étant un pays ouvert (Corm (2008).), le Liban pratique le multilinguisme de façon naturelle et sélectionnée à la fois. En effet, la rencontre des langues et cultures dépend de la région et de la confession. Dans les écoles publiques, l’enfant est confronté à deux langues : l’arabe et le français et il reste ainsi jusqu’au bac. Ce n’est absolument pas le cas dans les écoles privées surtout à Beyrouth et au mont Liban qui offrent l’apprentissage de deux langues arabe/français, ou arabe/anglais ou français/anglais voir trois langues dans certaines écoles arabe/français/anglais. Cette dernière possibilité existe vraiment (!) car il y a une demande justifiée par un phénomène social qui touchent les Libanais ayant vécu dans les pays occidentaux (Europe, Amérique ou Australie). Ceci oblige l’enfant à absorber une culture autre que celle qu’il avait reçue chez lui dans son propre environnement. Mais plus on s’éloigne de Beyrouth et du mont Liban, moins ce phénomène se manifeste. Il faut rappeler que les régions de Beyrouth et de mont Liban accueillent plus que 50% de la population libanaise (CAS (2012)). Aussi faut-il mentionner l’importance d’un autre facteur qui entre en jeu, à savoir, la confession. Ce facteur impacte le choix des langues à apprendre aux enfants car il appartient aux parents et détermine la suite des langues à apprendre. Todeva et Cenoz avaient présenté différentes possibilités de l’ordre d’apprentissage de langues (Todeva et Cenoz (2000)). Le tableau ci-dessous donne une aperçue de ses possibilités (Tableau 1) :

Tableau 1 : Exemple des possibilités de l’ordre d’apprentissage de 7 langues (Todeva et Cenoz [2000 : 7])
Tableau 1 : Exemple des possibilités de l’ordre d’apprentissage de 7 langues (Todeva et Cenoz [2000 : 7])

En appliquant ceci aux différentes régions libanaises tout en tenant compte de la distribution confessionnelle de la population, on obtient la carte ci-dessous (Fig. 2 : Dynamique géographique des langues au Liban (source : Global Security [1983])).

Sur cette carte, on constate que les régions périphériques suivent toujours l’ordre 2 dans le tableau 1 à savoir L1 (c’est-à-dire le dialecte libanais – LB) ensuite L2/L3 (c’est-à-dire arabe/français –AR/FR ou arabe/anglais – AR/AN). Alors que dans les régions de Beyrouth et du mont Liban, l’apprentissage se fait selon le mode LB ensuite AR/FR ou AR/AN suivi de AN ou FR respectivement.

Une autre possibilité dans les régions de Beyrouth et du mont Liban est l’ordre LB ensuite AR/FR/ AN.

Fig. 2 : Dynamique géographique des langues au Liban (source : Global Security [1983])

D’autres cas, mais qui restent limités dans l’ampleur, consistent en l’apprentissage d’une langue étrangère en dehors du français et de l’anglais comme l’italien, l’espagnol où le russe à un stade avancé de l’âge de l’enfant. À l’entrée à l’université, plusieurs facteurs détermineront le choix de la langue d’apprentissage de l’enfant – qui a récupéré le droit de choisir de ses parents. Ses facteurs peuvent être de plusieurs natures : financière, culturelle, religieuse, géographique…

• Multilinguisme et théorie des jeux

Soit une société M et un ensemble de L langages parlés dans cette société. On suppose que la personne i a une seule langue maternelle n(i) appartenant à L et un ensemble de langues L(i) ∈ L, dont la personne peut parler avec une certaine aisance. Donc une personne i pourrait être représentée par le profil (n(i), L(i)) et le profil linguistique de la société par : Soit un ensemble de langages officiels k ∈ L qui représentent le choix de la société dans son ensemble (gouvernement, entreprises, universités) où ce qu’on appelle la politique linguistique (Pool (1991 et 1996)). Par conséquent toute personne ayant une langue maternelle qui n’est pas incluse dans k sera marginalisée d’office (ceci s’appliquerait naturellement sur les minorités).

C’est pourquoi, l’idée est de savoir comment le jeune libanais choisit les langues qu’il va apprendre dans le but de maximiser ses bénéfices tant sur le plan économique, que social, ou culturel. C’est pour cela nous allons, à l’égard de ce qui se fait en finance pour le choix des investissements, proposer d’utiliser une fonction d’utilité u (i, n(i) L (i)). Exemples de fonctions d’utilité :

Tableau 2 : Exemple de quelques fonctions d’utilité.  Cette fonction sera ensuite maximisée de façon systématique par la personne dans son choix de langues selon le programme mathématique suivant : 

avec la contrainte sur i et n(i) . Au niveau de l’ensemble de la société la fonction d’utilité est donnée par :

L’équilibre serait atteint en maximisant la fonction d’utilité de la façon suivante:

avec la contrainte sur i et n(i)

Exemple 1 : c’est le cas d’un étudiant libanais qui a fait ses études primaires et secondaires en langues arabe et française. Au moment de son inscription à l’université, l’étudiant a opté pour la langue anglaise. Ce choix est justifié pour lui par l’augmentation de ses chances d’insertion dans le marché du travail à la sortie de l’université. Faisant ainsi, l’étudiant a maximisé sa fonction d’utilité.

Exemple 2 : le cas de la société libanaise qui avait opté pour la langue arabe comme langue officielle, la langue française et la langue anglaise comme langue de sciences et d’affaires. Faisant ainsi, la société avait maximisé sa fonction d’utilité en fixant l’ensemble k.

Exemple 3 : Le cas de l’anglais dans la société libanaise est un exemple de la dynamique collective de la jeunesse libanaise qui a réagi à la pénétration de la langue anglaise dans le monde des affaires. Cette réaction a fait augmenter la demande sur l’apprentissage de l’anglais qui a été suivi par l’ouverture de plusieurs centres d’apprentissage de la langue anglaise. Le Libanais est connu depuis l’antiquité pour ses compétences commerciales. En effet, les Phéniciens avaient envahi la Méditerranée avec leur commerce de cèdres et de perles. Ceci s’est traduit par une culture d’ouverture qui avait imposé aux Phéniciens d’apprendre d’autres langues méditerranéennes. Donc les Phéniciens avaient intégré des langues et cultures étrangères sous la contrainte économique. Cette contrainte se traduit par le programme mathématique suivant (Weber (2007 : 497-503)) :

avec la contrainte sur i et n(i) Le coût d’acquisition représente le coût que devrait payer la société pour acquérir les langues de l’ensemble k.

• Comment le multilinguisme s’est traduit au Liban

Comment se traduit le multilinguisme dans la société libanaise ? Une question assez complexe et qui réclame une étude qui dépasse largement le cadre de cette contribution. Ceci dit, nous allons mettre la lumière les différents volets de l’application du multilinguisme.

Figure 3: Le multilinguisme au Liban (source Harshav [2011] avec adaptation).

La Figure 3: Le multilinguisme au Liban (source Harshav [2011] avec adaptation) illustre la contribution des différentes langues et cultures à la formation du multilinguisme au Liban. On y voit la contribution de chaque langue et culture à la société libanaise ainsi que la mondialisation qui commence à prendre de l’ampleur avec le temps. Ceci dit, ce graphique simplifie énormément les mécanismes sous-jacents de l’influence de chaque langue et culture. Ses mécanismes étant complexes et ont un impact fort dans les domaines suivants:

Culturellement Au niveau culturel, le multilinguisme se traduit par une imitation de la société dont on est influencée et la personne adopte un mode de vie largement impacté par son équivalent étranger. Ceci par exemple le cas d’un adulte libanais qui a fait ses études en France et a absorbé le mode de vie des Français, ce qui se traduit par l’achat d’une voiture française qui reflète l’image qu’il souhaite offrir et montrer à ses pairs. Un autre exemple est le choix des chaînes de télévisions ou même la langue pratiquée chez soi…

Économiquement Au niveau économique, le Liban est historiquement un pays ouvert, donc apte à communiquer facilement. Mais le multilinguisme se traduit dans des habitudes de consommation orientées vers le pays ou la culture dont on est influencée. Cette dernière est naturellement de dimension confessionnelle en premier lieu mais aussi linguistique, culturelle et financière (Grin et al. (2013) ; Agirdag (2014)).

Politiquement La division politique des Libanais n’est que la traduction sur le terrain de l’application du multilinguisme. Le plugin sur des modèles des systèmes politiques dans les pays qui influencent la culture libanaise et la contradiction de ses systèmes avec le système libanais, font que ce dernier paye le prix fort au niveau de son instabilité politique. Ainsi la soumission culturelle d’un groupe à son idole étrangère, rend le système politique hybride et parfois se heurte à la constitution faisant à son tour de sa violation une chose courante par respect de la « coexistence » des communautés confessionnelles au Liban.

Linguistiquement Au niveau linguistique, le Libanais a profité largement du multilinguisme rendant une grande partie de la société trilingue. Aussi faut-il mentionner que l’impact des langues étrangères sur le dialecte libanais parlé surtout par les jeunes va s’accentuer dans les années à venir du fait que la langue reflète l’identité de cette jeunesse mais aussi que cette langue est le moyen de communiquer entre ses jeunes inspirés par un phénomène de changement à l’échelle mondiale avec des contraintes locales.

Conclusion Pour résumer, nous pouvons dire que le multilinguisme est un phénomène naturel qui s’est accentué avec le phénomène de la mondialisation et avec le développement des moyens de communication et de transport. Le résultat du multilinguisme au Liban s’est traduit positivement dans un certain nombre de domaines comme l’économie ou la culture, mais aussi négativement dans d’autres domaines comme celui de la politique. La société libanaise devrait être créative en ce qui concerne son système politique car ce dernier constitue le premier danger structurel pour le Liban.

Bibliographie

• Agirdag, O. (2014). « The long-term effects of bilingualism on children of immigration: student bilingualism and future earnings », International Journal of Bilingual Education and Bilingualism 17/4 : 449–464. doi:10.1080/13670050.2013.816264

• Akarli, E. (1993), The long Peace. Ottoman Lebanon, 1861–1920, University of California Press, Berkeley, Los Angeles, Oxford.

• CAS, 2012, « Les caractéristiques de la population et de l’habitat au Liban », Central Administration of Statistics 2012. [En ligne] disponible sur : www.cas.gov.lb/images/PDFs/SIF/CAS_Population_and_Housing%20_In_Lebanon_SIF2_Arabic.pdf (consulté le 30 juin 2015)

• Corm, G. (octobre 2008), « Le Liban confronté à la géopolitique du choc des civilisations et des ambitions hégémoniques ? », Libano em Revista (n° 2) [En ligne] disponible sur www.georgescorm.com/personal/download.php?file=geopolitique.pdf (consulté le 30 juin 2015)

• Cuq, J. P. (dir.) (2003), Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, Paris, ASDIFLE – CLE International.

• Elbes, Y. (2008), « The importance of multilingualism », multilingualism.org. [En ligne] disponible sur multilingualism.org/multilingualism (consulté le 30 juin 2015)

• Global Security Agency (2013). Lebanon Religious Groups. [En ligne] disponible sur www.globalsecurity.org/military/world/lebanon/images/lebanon_religions_83.jpg (consulté le 30/6/2015)

• Grin, F., Sfreddo, C., Vaillancourt, F. (2013), The Economics of the multilingual Workplace, New York, Routledge.

• Harshav, B. (2011), « Language: Multilingualism ». YIVO Encyclopedia of Jews in Eastern Europe. www.yivoencyclopedia.org/article.aspx/Language/Multilingualism (consulté le 3 juin 2015).

• Kennison, S. (2013). Introduction to Language Development. Los Angeles, Sage.

• Larousse (2015), Dictionnaire et encyclopédie, Éditions Larousse.

• Lüdi, G. (2006), « Multilingual Repertoires and the Consequences for linguistic Theory », in Bührig, Kristin, Ten Thije, Jan D., Beyond Misunderstanding: Linguistic Analyses of intercultural Communication, Amsterdam, Philadelphie, John Benjamins publishing Company : 11-42. [En ligne] disponible sur www.dylan-project.org/Dylan_en/presentation/dissemination/articles/assets/Unibas-Luedi-Multilingual Repertories And The Consequences For Linguistic Theory . pdf (consulté le 30 juin 2015)

• Pool, J. (1991), « The official language Problem », American Political Science Review 85 : 495–514.

• Pool, J. (1996), « Optimal language regimes for the European Union », International Journal of Sociology of Language 121 : 159-179.

• Weber, S. (2007), Multilingualism, Contributions to Game Theory and Management, Vol. 1, Dallas, Southerne Methodist University. [En ligne] disponible sur www.mathnet.ru/links/d80078ba34ca5cae33f1d1d3dd69a4ed/cgtm29.pdf (consulté le 30 Mai 2015)

• Todeva, E. & Cenoz, J. (éds.) (2009), The Multiple Realities of Multilingualism: Personal Narratives and Researchers’ Perspectives, Berlin, Mouton/De Gruyter.

• Versteegh, K. (2001), The Arabic Language, Edinburgh, Edinburgh University Press.

Print Friendly, PDF & Email
مصدر Download

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More